Beaucoup de personnes pensent que la douleur disparaitra avec le temps.
C’est parfois vrai.
Pourtant, ce que j’observe régulièrement au cabinet est différent.
La douleur ne limite pas seulement un mouvement. Elle modifie peu à peu nos habitudes…
Généralement, ça commence par nos gestes du quotidien où l’on ressent des gênes ou des limitations :
– La marche pour aller au travail qui était aisée avant, génère une douleur à chaque pas,
– Le geste pour ranger la vaisselle où il faut mettre les deux mains pour porter alors qu’avant un bras suffisait,
– Le simple fait de se baisser pour faire du jardinage qui devient compliqué,
– Le refus à une proposition de sortir parce que l’on redoute de ne pas pouvoir profiter de ce moment.
Et, sans vraiment nous en apercevoir, une spirale s’installe. Petit à petit, nous perdons une part de notre liberté de mouvement.

La douleur finit souvent par influencer notre état d’esprit. La douleur prend progressivement une place plus importante dans nos pensées et dans nos conversations.
A ce moment, le moral commence à en prendre un coup et on continue à se renfermer sur soi-même. On trouve toujours une excuse aux propositions de sorties, d’amusement et autres. Parfois, on finit même par décliner tellement d’invitations que notre entourage hésite à nous proposer de nouvelles activités. Parfois, on finit même par décliner tellement d’invitations que notre entourage hésite à nous proposer de nouvelles activités.
Sans nous en rendre compte, nous nous éloignons progressivement de ce qui nous faisait du bien.
Prendre soin de soi, ce n’est pas seulement essayer de faire disparaître une douleur. C’est aussi retrouver progressivement la liberté de faire ce qui compte vraiment pour soi.
La douleur ne vous empêche pas seulement de bouger. Elle vous empêche parfois de vivre.
Il existe plusieurs façons d’être accompagné. L’essentiel est de trouver celle qui vous correspond.